Vous avez reçu une proposition d'embauche au Brésil ? Avant de signer, voici ce que contient — et ne contient pas — un contrat de travail brésilien, expliqué avec des repères français.
La CLT, le « code du travail » brésilien
Le droit du travail brésilien est régi par la CLT (Consolidação das Leis do Trabalho), un cadre protecteur comparable dans l'esprit au droit français. Être registrado (déclaré), c'est avoir son contrat inscrit dans la carteira de trabalho — le livret de travail, aujourd'hui numérique.
Ce que garantit un contrat CLT
- Durée du travail : 44 heures par semaine maximum ; heures supplémentaires majorées d'au moins 50 %.
- Congés payés : 30 jours par an après 12 mois — payés avec une prime d'un tiers du salaire (férias + 1/3).
- 13ᵉ salaire : un mois de salaire supplémentaire obligatoire, versé en deux fois (novembre et décembre).
- FGTS : l'employeur dépose chaque mois 8 % de votre salaire sur un fonds à votre nom, récupérable notamment en cas de licenciement sans motif.
- Licenciement : préavis de 30 à 90 jours et indemnité de 40 % du solde FGTS en cas de licenciement sans juste motif.
Les avantages qui comptent vraiment
Au Brésil, le package se juge autant aux benefícios qu'au salaire : vale-refeição (tickets repas), vale-alimentação (courses), vale-transporte, et surtout le plano de saúde — l'assurance santé d'entreprise, avantage social majeur dans un pays où la santé privée coûte cher.
CLT ou « PJ » : le vrai choix
Beaucoup de postes qualifiés sont proposés en PJ (pessoa jurídica) : vous facturez comme micro-entreprise au lieu d'être salarié. Le montant affiché est plus élevé — mais sans 13ᵉ salaire, sans congés payés, sans FGTS ni préavis. Comparez toujours le paquet total, pas le chiffre brut : un PJ à 15 000 R$ peut valoir moins qu'un CLT à 11 000 R$.
Cet article est un repère général et ne remplace pas un conseil juridique pour votre situation.