Après avoir accompagné de nombreux francophones dans leur départ vers le Brésil, je vois toujours revenir les mêmes erreurs. Les voici — pour que vous ne les fassiez pas.
1. Reporter le CPF
C'est la clé de toute la vie brésilienne : banque, bail, téléphone, e-commerce. Demandez-le avant de partir, au consulat du Brésil en France — vous gagnerez des semaines.
2. Arriver sans apostilles ni traductions
Actes de naissance, de mariage, diplômes : apostillez-les en France (apostille de La Haye) et faites-les traduire par un traducteur assermenté. Faire ces démarches depuis le Brésil coûte plus cher et prend plus de temps.
3. Croire que l'anglais suffira
Même à São Paulo, l'anglais ne couvre pas le quotidien : l'administration, le marché, le médecin, le portier de l'immeuble parlent portugais. C'est la langue qui fait l'intégration — commencez avant le départ, même trente minutes par semaine.
4. Ignorer les délais de carence des assurances santé
Les planos de saúde appliquent des carences allant jusqu'à 180 jours (300 pour un accouchement). Souscrivez tôt — pas le jour où vous en avez besoin.
5. Envoyer de l'argent par virement bancaire classique
Entre frais et taux de change, le virement international traditionnel coûte cher. Utilisez les services spécialisés de transfert EUR ⇄ BRL et comparez les taux effectifs — l'écart se chiffre vite en centaines d'euros.
6. Comparer en permanence avec la France
« En France, ça marche mieux » : épuisant pour vous, vexant pour vos hôtes. La bureaucratie brésilienne a sa logique propre ; l'accepter avec humour (et le fameux jeitinho) est la seule stratégie qui fonctionne.
7. Rester dans la bulle expatriée
Les groupes d'expatriés sont précieux les premiers mois — mais s'y enfermer prive de l'essentiel : les amitiés brésiliennes, qui sont la plus belle partie du voyage. Dites oui aux invitations, allez au churrasco, parlez, même imparfaitement.