Bonne nouvelle méconnue : le Brésil possède l'un des plus grands systèmes de santé publics et gratuits du monde — et il couvre aussi les étrangers. Mais la plupart des expatriés le complètent par une assurance privée. Voici pourquoi, et comment choisir.
Le SUS : universel et gratuit
Le SUS (Sistema Único de Saúde) couvre consultations, urgences, hospitalisations, vaccins et de nombreux médicaments, sans avance de frais — pour toute personne présente sur le sol brésilien. Votre porte d'entrée : l'UBS (poste de santé) de votre quartier, où faire gratuitement votre Cartão SUS avec CPF et justificatif de domicile.
Ses limites : une qualité variable selon les régions et de l'attente pour les spécialistes et examens non urgents. Les urgences vitales, elles, sont prises en charge — les UPA (urgences de proximité) sont ouvertes 24h/24.
Le plano de saúde : le choix des expatriés
Environ un quart des Brésiliens a une assurance santé privée (plano de saúde) — Amil, Bradesco Saúde, SulAmérica, Unimed… Elle donne accès aux hôpitaux privés, dont certains comptent parmi les meilleurs d'Amérique latine (Albert Einstein et Sírio-Libanês à São Paulo, par exemple). Comptez de ~300 à plus de 2 000 R$/mois par personne selon l'âge et la gamme ; c'est souvent un avantage fourni par l'employeur.
Les pharmacies, alliées du quotidien
Omniprésentes, souvent ouvertes tard, elles livrent à domicile ; le pharmacien donne volontiers un premier conseil. Les génériques (boîtes à bande jaune) sont fiables et bon marché. Apportez de France vos ordonnances avec le nom des molécules (DCI) : le Doliprane s'appelle ici simplement paracetamol.
Le bon réflexe en arrivant
- Faire son Cartão SUS (gratuit, à l'UBS du quartier) ;
- souscrire un plano de saúde — ou vérifier celui de l'employeur ;
- repérer l'hôpital et la pharmacie les plus proches ;
- apprendre trois phrases : estou com dor (j'ai mal), preciso de um médico (j'ai besoin d'un médecin), é urgente.